La Guerre d’Alan de Emmanuel Guibert
En français Publié chez L’Association
Chroniqué par Appollo en décembre 2000

Dans la préface de son livre, Emmanuel Guibert raconte comment il a rencontré Alan Cope alors que celui-ci avait 69 ans et comment une grande amitié est née. Alan Cope aurait pu mourir sans que nous ne sachions jamais rien de lui, mais Guibert en avait décidé autrement avant même la disparition de son ami.
La guerre d’Alan est donc le récit en images de la vie d’Alan, la vie non pas d’un héros édifiant, mais d’un de ces milliers de héros anonymes qui furent envoyés sur les plages de Normandie pour libérer l’Europe.

Plutôt que de faire un remake du Jour le plus long, Guibert s’attache à décrire le quotidien d’un jeune GI, restant en cela sans doute très proche du récit oral que lui faisait Alan des années plus tard. Ce premier tome ne propose donc nulle action spectaculaire, évite soigneusement tout effet de pathos ou d’héroïsme d’Epinal pour se concentrer sur la simple humanité du personnage. Du reste, le lecteur suit ici l’entrainement en Amérique du soldat, et il faudra sans doute attendre le prochain tome pour découvrir avec le héros la réalité de la guerre.

Le projet de Guibert nous touche d’abord par sa simplicité, et on ne peut s’empécher de penser à Maus de Spiegelmann même si bien sûr le propos est, pour le moment, loin d’être aussi grave.
Le choix du noir et blanc, ainsi que le format de la collection Ciboulette (i.e. un demi-format A4) servent particulièrement le propos, et on peut espérer que le lecteur lambda de bandes dessinées passe outre la méfiance traditionnelle que lui inspire L’Association (un truc d’intellos mal dessiné, c’est bien connu) pour se lancer dans la lecture d’un ouvrage émouvant et précieux.

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3 RÉACTIONS
#01
La Guerre d’Alan
c’est un réel plaisir que de lire "la guerre d’Alan" ! très beaux dessins, graphisme, un récit simple, sensible et touchant de par justement sa simple vérité
par Anne le 14 décembre 2005 | Répondre à ce message
>01
La Guerre d’Alan
Moué... je ne vous suis pas du tout. Il faut être honnête, c’est très chiant, voir soporifique. Je m’y suis remise à 3 fois, je n’ai toujours pas fini le tome 1. Le dessin se contente d’illustrer sans aucune surprise les souvenirs d’Alan : sous "je conduisais un char", Mr Guibert dessine un char, sous "j’écoute de la musique", Alan est assis et écoute de la musique. Au final, on se demande si c’est bien neccessaire de Lire et regarder les dessins. Cela ferait par contre un excellent outil pédagogique pour l’apprentissage du Français.
par Paulette le 17 mai 2007 | Répondre à ce message
>01
La Guerre d’Alan
Assez d’accord avec ce dernier commentaires. Les trois tomes de la guerre d’Alan n’ont strictement aucun intérêt "bédégraphique". Premièrement, Emmanuel Guibert nous parle d’une homme qui a à peine fait la guerre. Tout un travail de préparation des troupes pour rien, un voyage presque pour rien... Bref, le témoignage en lui-même est inintéressant. Les textes, sans grandes profondeurs n’apportent rien à l’image, et surtout le contraire, les images ne font qu’illustrer le texte. Bref, j’ai été très déçu par l’ensemble de l’ouvrage.
par Sebastien le 7 mai 2009 | Répondre à ce message
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La Fille du Professeur de Joann Sfar & Emmanuel Guibert
Ariol (t1-3) de Emmanuel Guibert & Marc Boutavant
Les Olives Noires (t1) de Joann Sfar & Emmanuel Guibert
Le Photographe (t1-3) de Emmanuel Guibert & Didier Lefèvre & Frédéric Lemercier
BRÈVES
Splendor No More
12 juillet 2010
L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Coupés du Monde
12 juin 2010
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).
Ah oui, et puis sinon, il paraît qu’il y a aussi quelque chose au Palais de Chaillot jusqu’au 28 novembre... alors bonne(s) visite(s).
Joli mois de Mai
30 avril 2010
Avis aux amateurs : ce mois de mai promet d’en éblouir plus d’un.
Tout d’abord, du côté de nos voisins Suisses, on pourra aller goûter à l’édition 2010 du Festival Fumetto (à Lucerne, du 1er au 9 mai), qui propose un superbe plateau d’expositions consacrées à Jack Kirby, Emmanuel Guibert, François Avril, Thomas Ott, Chihoi, Nicolas Mahler, Brecht Evens, ou encore Nadia Ravicioni. L’ensemble du programme détaillé est disponible sur le site du Festival.
Et pour ceux qui seraient plutôt parisiens, ils pourront toujours tourner leurs regards du côté de la Galerie Martel, qui exposera du 5 mai au 5 juin des originaux de R. Crumb.
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