
Sarajevo-Tango enfonce la bande dessinée dans le ridicule et fait régresser ce médium. Hermann est peut-être « un homme en colère » mais il n’a su faire qu’une aventure de Jérémiah en Bosnie. Son album est aussi stupide que ce qu’il dénonce. C’est manichéen au possible, et ça n’a même pas la pertinence d’un pamphlet ou d’un billet d’humeur !
Herman est (avec Vance) qualifié d’auteur réaliste !!!! Ça me fait marrer ! S’il est réaliste alors les films d’actions hollywoodiens sont réalistes et Veillée d’armes de Marcel Ophüls (chef-d’oeuvre obsessionnel et obsédant) est une fiction !
Un réaliste c’est Courbet le communard, allez voir l’enterrement à Ornan et l’origine du monde au musée d’Orsay, vous verrez ce que c’est un réaliste !
Avec Maus, Spiegelman est lui aussi un réaliste ! Séra aussi est un réaliste !
Si Hermann avait été intelligent il aurait pu se hisser à ce niveau. Malheureusement c’est exactement l’inverse qui s’est produit ! Avec Sarajevo-Tango, Hermann n’est apparu que comme un roitelet sur un trône d’album !
|
#01
| |
|
par tomlbarj le 10 janvier 2007
| Répondre à ce message
| |
|
>01
|
par Pneu Dingue le 11 janvier 2007
| Répondre à ce message
Précisons que l’album, à l’époque, était alors vendu accompagné sur divers bandeaux et supports d’un slogan proclamant « coup de gueule d’un dessinateur en colère », où quelque chose d’approchant. Une lecture se devait donc d’être à la hauteur ... :-)
Pour le reste, Hermann (et consort) était bien, du moins à l’époque encore une fois, qualifiés de « réalistes ». Que depuis il le soit moins, que désormais il soit plus réactionnaire et apprécié pour ça, je vous l’accorde et vous le montrez bien. C’est d’ailleurs pour cette raison, que le seul entretien de la revue « L’Indispensable » qui n’ait pas été mis en ligne sur ce site et celui de ce cher monsieur.
par Jessie Bi le 11 janvier 2007
| Répondre à ce message
|
L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).
Avis aux amateurs : ce mois de mai promet d’en éblouir plus d’un.